Les différente positions du contrôle aérien

Les avions de ligne sont, du départ à l’arrivée, soumis aux indications des contrôleurs aériens. Vous allez découvrir quels sont les différents contrôleurs aériens que les avions de ligne sont amenés à contacter selon la phase de leur vol.

Prévol

Ce contrôleur donne aux avions la clairance de départ. C’est-à-dire qu’il valide leur plan de vol et leur donne les informations comme :

  • La procédure de départ à suivre après le décollage
  • L’altitude initiale à laquelle il est autorisé à monter après le décollage
  • Le code transpondeur, code à 4 chiffres qui sert à identifier l’avion

La position de contrôle prévol n’est présente que sur les très gros aéroports, du genre Paris Charles de GaulleParis Orly, Lyon, Nice par exemple. Sur les aéroports plus petits, cette position est assumée par le contrôleur sol, que nous allons voir maintenant.


Sol

Le contrôleur sol donne l’autorisation aux avions de repousser et de rouler. Il donne aux pilotes les taxiways (les chemins) que l’avion doit prendre pour se diriger vers la piste. Il prend également en charge les avions qui quittent la piste et leur donne le parking vers lequel ils vont se garer.

Dans de très grands aéroports, il peut y avoir plusieurs contrôleurs sol qui gèrent chacun une partie, NORD / SUD de l’aéroport par exemple.


Tour

Le contrôleur tour prend en charge les avions dès qu’ils arrivent au niveau de la piste. C’est lui qui donne l’autorisation de décoller, mais aussi les autorisations d’atterrir pour les avions alignés sur l’approche finale. Le contrôleur tour récupère en général les appareils 2 à 3 minutes avant l’atterrissage, et les transfère au contrôleur supérieur quelques secondes après le décollage.

Le contrôleur tour a également la responsabilité des vols VFR (les vols à vue, en avion de loisir) qui transitent dans l’espace aérien proche de l’aéroport. La zone en charge du contrôleur tour s’appelle une CTR. La limite verticale de son espace aérien est en général aux alentours de 2000 pieds (600 mètres), et la limite horizontale est en général de 10 km de rayon par rapport à l’aéroport.


Départ

Le contrôleur départ prend en charge les avions au-dessus de 2000 pieds après la tour. Il gère les séparations et les trajectoires des appareils au départ. Sa zone de contrôle se situe en général entre 2000 et 10000 pieds avant de le transférer au contrôleur suivant, le contrôleur en route.

Le contrôleur départ est, tout comme le contrôleur prévol, présent uniquement dans les très gros aéroports parmi lesquels Charles de Gaulle et Orly par ex.


Approche

Le contrôleur approche prend en charge les avions quand ils descendent vers leur destination, et sont contactés en général à partir de 17000 pieds, jusqu’à ce qu’ils soient alignés sur l’approche finale.

Dans les grands aéroports, ils doivent réguler précisément les appareils arrivants en les séparant horizontalement et verticalement. C’est un travail de précision qui demande une extrême rigueur pour réguler le trafic au mieux. Une mauvaise gestion des séparations d’approche peut vite conduire à des embouteillages à l’arrivée.

Dans beaucoup d’aéroports, la position Approche gère aussi la position départ qui ne justifie pas sa présence par le peu de trafic. Si vous écoutez la radio, ne soyez donc pas étonnés si vous entendez le contrôleur de la Tour demander à un avion au départ de contacter l’approche, c’est tout à fait normal !

Quelques trajectoires d’approche à Charles De Gaulle

Contrôle en route

Les contrôleurs en route prennent en charge les avions après le départ / l’approche, c’est à dire les appareils en montée vers la croisière, tous les avions en croisière, et les avions en début de descente.

En France, il existe 5 Centres en Route de la Navigation Aérienne (CNRA), et chaque centre gère une des 5 parties de l’espace aérien Français. On appelle ces 5 espaces des FIR (Flight Information Region). Voici le découpage des FIR dans notre beau pays qu’est la France :

Attention : 1 seul contrôleur n’a pas en charge toute une FIR ! Chaque CNRA est géré par de nombreux contrôleurs, qui séparent leur FIR en sous-espaces, dont les limites peuvent être horizontales et verticales. Ainsi, un avion qui traverse la FIR de Bordeaux peut être amené à contacter plusieurs contrôleurs dans cette même FIR durant son passage.

Voici un aperçu du CNRA de Reims avec ses nombreux contrôleurs aériens :


Pour terminer, comme nous l’avons vu, il y a sur la majorité des aéroports seulement la position Sol, Tour, Approche. Les positions Prévol et Départ sont restreintes à très peu d’aéroports qui se comptent sur les doigts d’une main en France. Mais évidemment il y a des spécificités encore un peu partout. On peut prendre l’exemple de petits aéroports comme Biarritz où la tour gère à la fois les positions Prévol, Sol, et Tour.

Pour d’autres aéroports, l’approche peut être gérée par celle d’un aéroport différent. Par exemple, l’approche de Bergerac est gérée par le contrôleur d’approche de Bordeaux, pourtant à 80 km à vol d’oiseau.

Evidemment les spécificités citées dessus ne sont qu’une goutte d’eau dans un vase. L’espace aérien est très complexe, modulaire, et chaque aéroport a des spécificités qui lui sont propres.


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