Les variantes militaires du Boeing 707

Le Boeing 707 a été mis en service en 1958, mais n’est plus en service dans l’aviation civile, contrairement à ses versions militaires encore très utilisées par les armées de plusieurs pays, dont les États-Unis et la France.

Dans ce sujet nous parlerons des versions les plus familières, à savoir celles utilisées dans l’armée Française,  il existe un bien trop grand nombre de variantes, avec peu de détails différents, et qui portent des noms différents selon le pays exploitant.

Comment reconnaître un Boeing 707 ?

Qu’on vous montre une ancienne photo d’un 707 civil, ou que vous en voyez un de l’armée passer, certains détails vous permettront de reconnaître le 707.

Tout d’abord les 2 points le plus marquants c’est que c’est un quadriréacteur avec un seul pont. Dans cette catégorie on retrouve très peu d’avions, comme l’Airbus A340 ou l’Iliouchine Il-96.

La différence marquante du 707 par rapport à l’Airbus ou l’Iliouchine, c’est surtout la taille des réacteurs, ceux-ci sont tout petits. Contrairement aux deux autres, il ne dispose pas de winglets ( petites ailettes en bout d’ailes ), et l’avion dispose d’une pointe dirigée vers l’avant, au sommet de la dérive.

Quid des versions militaires ?

Comme précisé au début, il existe un nombre incalculable de variantes du 707, nous allons donc nous cantonner  aux plus répandues, et utilisées par l’armée Française :

Boeing E-3 : Avion de reconnaissance, plus communément appelé un AWACS
C-135 / KC-135 : Avions de transport et de ravitaillement en vol

Le Boeing E-3 Sentry

C’est probablement l’un des avions les plus facile à reconnaître. Il n’y a pas grand chose à détailler pour le différencier des autres grâce son énorme radar  au dessus.  Très peu de modèles d’avions dans le monde disposent d’un radôme rotatif, ce qui explique sa place toujours présente dans le domaine de la surveillance.

Photo : Steven Sherriff
Photo : Steven Sherriff

Le C-135 et KC-135

Ces 2 avions, sont des transporteurs et ravitailleurs. C’est à dire qu’ils permettent, lors de missions, de ravitailler en carburant divers appareils (transporteurs, hélicoptères, chasseurs…) directement en vol, à l’aide de perches qui se déploient à l’arrière, et en bout d’ailes.

Ils sont reconnaissables tout d’abord par leur couleur grise, relative à l’armée, aussi la pointe au sommet de la dérive.

Autre détail visible, la perche de ravitaillement arrière, même si elle n’est pas forcément présente sur tous les appareils. Il y a également des sortes de compartiments en forme de petites « fusées », qui contiennent le dispositif de ravitaillement en vol, déployables en arrière.

Photo : Guillaume Berthon

Attention tout de même, la taille des réacteurs sur les versions militaires, est plus grande que les réacteurs qu’on trouvait sur version civile.
Ceux-ci ont été remotorisés, permettant une augmentation de l’autonomie et de la puissance, tout en diminuant considérablement la consommation.