Airbus choisit Orolia pour ses nouvelles balises de détresse

Le constructeur Airbus vient de sélectionner Orolia pour équiper ses prochains avions en ELT-DT (Distress Tracking).

L’ELT est une balise de détresse obligatoire à bord des avions, permettant de les localiser en cas d’accident, grâce à un signal émis sur 2 fréquences d’urgence (406 et 121.5 MHz). Par ce nouveau contrat, Airbus entend se conformer au GADSS, un système mondial de détresse précipité suite aux accidents des vols AF447 et MH370.

Airbus A330
Airbus A330 impliqué dans le crash du vol AF447. Photo : Pawel Kierzkowski

Le GADSS a été conçu pour pallier à 3 principaux problèmes :

  • Des services de secours notifiés parfois tardivement lorsqu’un un aéronef est en détresse ;
  • Des données manquantes ou inexactes sur la dernière position connue d’un appareil ;
  • Une récupération souvent longue et coûteuse des enregistreurs de vol, nécessaires aux enquêtes.

De nouvelles perspectives

Contrairement aux ELT autonomes actuels, ces nouveaux équipements seront étroitement liés à l’avionique de l’avion. Là où les classiques balises s’activent à la détection d’une collision, ici, le système se met en route dès la détection d’un danger imminent, alors même que l’avion est encore en vol.

Une innovation qui déclenchera alors automatiquement, et immédiatement l’émission d’un signal de détresse. Indépendant de tout autre système, il sera capable d’opérer même en cas de panne moteur ou électrique.

Kannad Ultima-DT
Kannad Ultima-DT, le nouvel ELT d’Orolia qui équipera les prochains Airbus

 

Depuis quelques années, les fabricants d’ELT proposent des équipements capables d’ajouter au signal de détresse la position GPS de l’avion. C’est une donnée fondamentale récupérée par le Cospas-Sarsat, un système international d’alerte et de localisation de radiobalises de détresse à l’aide de satellites.

L’ELT proposé par Orolia sera en mesure de transmettre la position d’un aéronef toutes les 5 secondes.

Cospas-Sarsat est intervenu,  depuis 1982, dans le sauvetage de plus de 50.000 individus. Rien qu’en 2019, ce sont 2700 personnes concernées dans près de 1000 opérations SAR (19% pour l’aviation, 38% pour du terrestre, et 43% dans le maritime).

Les navires de pêche et de commerce sont eux déjà soumis à l’obligation d’emport d’une balise de ce type.

Un objectif clair

Les maîtres-mots sont identifier, localiser, puis déclencher bien plus rapidement les phases de recherche et de sauvetage en cas de détresse d’un aéronef. Dans certains cas, il peut s’écouler plusieurs heures avant la localisation d’une épave. Cela réduit considérablement l’espérance de vie de possibles survivants.

Lorsqu’un accident se produit, les minutes qui suivent sont cruciales. Le sauvetage des victimes est la priorité absolue.

L’avionneur européen équipera ainsi tous ses prochains avions de ligne de balises Orolia nouvelle génération.

Airbus A320 non peint
Airbus A320 non terminé aux usines de Toulouse. Photo : © Arthur CHI YEN

Sont concernés les programmes A220, A320, A330 et A350. Les premières unités intégreront les chaînes d’assemblage en 2022, et les premiers appareils mis en service équipés de ce système devraient voir le jour dès janvier 2023.

Image à la une : © Airbus – S. RAMADIER

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