Liste des avions de chasse de l’armée française

Depuis la naissance de l’aviation, l’armée a cherché à prendre de la hauteur. Aujourd’hui en France, toutes les armées (l’armée de l’air évidemment, mais aussi la Marine nationale, l’armée de terre et la gendarmerie nationale) possèdent toutes des aéronefs, mais quels sont-ils ?

Dans le premier article de cette série, nous verrons les avions de chasse utilisés dans les armées.


L’armée de l’air 

Bien évidemment, la majorité des avions de chasse est utilisée au sein de l’armée de l’air, pour de diverses missions : police du ciel, en France et en Europe dans le cadre de coopération de l’OTAN, reconnaissances et attaques au sol en OPEX (opérations extérieures), en Syrie par exemple.

Actuellement, l’armée de l’air possède un peu plus de 200 avions de chasse, répartis en deux modèles :

Le Mirage 2000

Le Mirage 2000 mériterait un article pour lui tout seul… Attendez, cet article existe ici !

Néanmoins, une petite description s’impose. Le Mirage 2000 (ou le 2000 pour les intimes) est un avion de chasse monoréacteur à aile delta conçu et construit par le français Dassault. Il a effectué son premier vol en 1978 et a été mis en service en 1984. Il est capable de voler à une altitude de 18 000 mètres et peut atteindre la vitesse de 2300 km/h.

Comme vous aviez pu l’apprendre dans l’autre article, le Mirage 2000 est présent dans la flotte de l’armée de l’air sous différentes déclinaisons

Mirage 2000B

Le B signifie “biplace”. Cette version du 2000 est une version d’entraînement : passage sur Mirage 2000 et entraînement au combat. Il est notamment utilisé par l’escadron 2/5 Ile-de-France, basé sur la base aérienne 115 d’Orange-Carritat.

Un Mirage 2000B

Mirage 2000C

Puisque cette version est destinée à La Défense aérienne, on peut penser que le C signifie “combat”. Il s’agit de la toute première version du chasseur (celle qui a effectué le premier vol du 2000).

Mirage 2000N

La lettre N désigne le mot… “Nucléaire” ! Cette déclinaison biplace est en effet capable d’effectuer des frappes nucléaires stratégiques. Il est utilisé par l’escadron de chasse 2/4 La Fayette, sur la base aérienne 125 d’Istres-Le Tubé, où sont basé les forces aériennes stratégiques.

Mirage 2000D

Il s’agit d’une version dérivée du 2000N est un chasseur-bombardier commandé suite au retard du programme “Rafale”. C’est la version du 2000 la plus représentée dans la flotte de l’armée de l’air aujourd’hui.

Mirage 2000-5F

Le F signifie France est c’est même pas une blague mais bref.

Le 2000-5 est une version modernisée du Mirage 2000C, remplissant donc les mêmes fonctions. Point.

Un Mirage 2000-5F

Le Rafale

Il est connu le coquin. Jugé négativement pendant longtemps par la presse généraliste comme étant “trop cher”, “invendable”,… Mais jugé très positivement dans le monde de l’armée et de l’aviation. Plusieurs pays avaient envisagé d’acheter des Rafale en raison de ses nombreuses qualités (mais ses pays ont très souvent choisi des avions concurrents, moins chers). Il s’exporte depuis 2015 en Égypte et au Qatar.

Le Rafale est lui aussi un chasseur à aile delta construit par Dassault. Cependant, il s’agit d’un biréacteur, mais surtout, c’est un chasseur multirôle, c’est-à-dire qu’un même appareil est capable d’effectuer plusieurs types de missions de façon optimale. Le premier vol du démonstrateur de Rafale (le Rafale A) a eu lieu en 1986, mais le premier vol du prototype de la version opérationnelle du Rafale a eu lieu en 1991 et est rentré en service, 10 ans (moins 1 jour) après. Il peut atteindre son altitude maximale de 15 000m en moins d’une minutes et peut voler jusqu’à 1900km/h
L’armée de l’air utilise deux versions du Rafale. Le Rafale B, biplace, utilisé entre autre pour l’entraînement, et le Rafale C, monoplace.

Un Rafale C de l’Armée de l’air                          Photo : A. Gaillard

La Marine nationale

La Marine nationale possède elle aussi des avions de chasse. Ils sont déployés depuis le porte-avion français « Charles de Gaulle », mais aussi depuis des portes-avion américains par exemple. Ils sont notamment utilisés en OPEX.

Le Rafale M

Le dernier chasseur de Dassault est aussi utilisé par la Marine. Il s’agit ici d’une version un peu différente des versions utilisées par l’Armée de l’air, puisque l’utilisation sur un porte-avion demande naturellement quelques spécificités : un brin d’arrêt pour l’appontage, une crosse de catapultage et un train d’atterrissage plus costaud.

Autrement, la version Marine du Rafale est similaire au Rafale C.

Le Super-Étendard modernisé

C’est le chasseur le plus ancien encore en service en France, puisque la Marine l’utilise depuis 1978. C’est un mono-réacteur construit par Dassault, spécialement conçu pour l’utilisation sur porte-avion, principalement utilisé pour des frappes au sol.

Le SEM ne possède pas d’aile delta, mais des ailes plus en flèche (un peu comme un avion de ligne) et un empennage dit « cruciforme » .

Les Super-Etendard sont progressivement retiré du service : le dernier catapultage a été effectué en mars 2016, et le SEM sera définitivement retiré du service en juillet prochain.

Un SEM catapulté depuis le Charles de Gaulle

Grâce à une flotte relativement récente de plus de 250 avions de combat, la France fait partie des meilleures forces aériennes au Monde.