Voici les meilleures applications pour suivre les avions en direct

Voici comment suivre les avions en temps réel, grâce à certains sites et applications pour mobile. Vous pouvez également obtenir des informations sur les vols en cours, et avec certains, voir les historiques des vols.


Flightradar24

C’est définitivement la plus utilisée mais aussi la plus pertinente en terme de qualité de service.. Son interface très simple d’utilisation permet de voir la une carte des avions en vol directement, partout sur le globe.

Sur ordinateur, la version classique vous permet de voir principalement l’immatriculation de l’avion, son altitude, sa vitesse sol, ses heures de départ et d’arrivée..

Certaines informations supplémentaires ne sont pas disponibles avec la version gratuite, comme la vitesse verticale, l’âge de l’avion, son numéro de série ou son code de transpondeur. Ces informations citées sont en revanche disponibles avec la première offre premium à 9.99$ par an. Cette offre là permet aussi de voir quels avions sont sur l’aéroport depuis les 7 précédents jours (contre  60 minutes pour la version gratuite). Avec ce site, vous pouvez retrouver n’importe quel numéro de vol ou appareil, et même obtenir les historiques des vols.

L’application mobile est également disponible pour Flightradar, et en vous identifiant, si vous êtes abonné, vous disposerez des mêmes avantages. Retrouvez plus d’informations sur les souscriptions EN CLIQUANT ICI.

Si vous n’êtes pas un accroc du suivi des avions, ou souhaitez voir le trafic aérien de temps en temps, la version gratuite de base sera très bien pour vous également !

Vous pouvez télécharger l’application sur Android en CLIQUANT ICI

Pour les utilisateurs d’iOS, CLIQUEZ ICI 

A noter : Flightradar24 cache les informations de quasiment tous les jets d’affaires. Vous verrez l’icône sur le radar, mais vous n’aurez ni photo, ni immatriculation, ni destination etc..


Radar Virtuel

Radar Virtuel est un site français. Depuis la refonte du site, l’interface est devenue lourde et lente. C’est dommage ! Mais rassurez-vous, un site entièrement refait verra le jour bientôt. Au menu, des nouveautés non présentes chez les concurrents comme un l’affichage d’une photo des avions selon la phase de leur vol, ou encore l’écoute des communications radio entre les contrôleurs et les avions. Nous vous tiendrons informés dès que nous aurons plus de nouvelles à ce sujet là.

L’avantage de ce site, étant Français, est que de nombreux récepteurs sont installés proches de nos aérodromes, que ça soit chez des particuliers ou sur des hangars proches des pistes. On voit donc plus de trafics sur le sol de ceux-ci ! De nouveaux récepteurs sont ajoutés régulièrement dans l’hexagone.

Site accessible sur : http://www.radarvirtuel.com
Le site n’est pas compatible mobile actuellement, mais le sera dans sa prochaine version.


Plane Finder

Plane Finder est un site qui n’est disponible qu’en français, mais son interface est simple d’utilisation et assez intuitive. Contrairement à Flightradar24, de très nombreuses informations sur les appareils seront disponibles sans payer (direction du vent, force du vent, température, transpondeur, mais également toutes les informations sur la date de livraison, premier vol etc). Ses inconvénients sont : la couverture de la France (les avions sont souvent perdus sous les 1000 pieds), et très peu de trafics en MLAT (on y reviendra dans la suite de l’article) sont visibles sur l’ensemble de l’Europe. Sa couverture est en revanche excellente sur la côte est des états-unis.
Niveau application mobile, comptez 5.49€ pour iOS et 3.59€ sur Android.

Site : https://planefinder.net


RadarBox24

Pour faire rapide, c’est un peu un genre de Flightradar24 mais beaucoup plus limité en version gratuite. Vous ne disposerez que des informations primaires sur les vols (immatriculation, type d’appareil, altitude) et puis c’est tout. Ni filtres, ni options de la carte…
Comme pour son prédécesseur Planefinder, la couverture en France est très sommaire, et les trafics en MLAT, on oublie !

La seule chose dont pourra se targuer RadarBox24 est la prise en charge très prochainement de stations réceptrices ADS-B en orbite, de la société Aireon. Finis les problèmes de couverture causés par le relief, ou les zones blanches telles que les océans. Ce sera une révolution planétaire pour le domaine du tracking et les opérations du contrôle aérien. Malheureusement pour nous, ces données ne seront très probablement pas accessibles au grand public, et il faudra s’acquitter d’un abonnement  pour les consulter.

Le site de RadarBox24 : https://www.radarbox24.com
Le site de la société Aireon : https://aireon.com/


ADS-B Exchange

Voici l’inconnu du bataillon ! Ce site est basé sur Virtual Radar Server, une application open source. L’accès au radar demande une petite manipulation. Quand vous arrivez sur la page d’accueil du site https://www.adsbexchange.com, Cliquez simplement sur l’onglet Global Radar View.

Avec ce site, contrairement à Flightradar24, on peut voir les trafics militaires et privés.

Comme vous constatez, l’interface sature rapidement en raison des étiquettes sur chaque avion, mais c’est configurable, tout comme plein d’autres options depuis l’onglet « Menu » en haut à gauche de la map. Je vous laisse découvrir tout ça par vous même 😉

Il n’y a pas d’application mobile pour ce site, mais il est possible d’y accéder tout de même grâce à une page optimisée pour vos smartphones, EN CLIQUANT ICI.


FlightAware

Je n’utilise personnellement jamais ce site mais je vous en parle quand même. Ici vous pouvez chercher directement un vol, ou un historique de vol en entrant l’indicatif de vol, le numéro de vol, ou l’immatriculation de l’avion par exemple. Si vous ne connaissez aucune de ces informations, il vous suffit d’entrer le départ et la destination pour qu’une superbe liste vous indique tous les vols correspondants !

En cliquant sur un vol, vous pouvez voir plein d’informations, dont voici un premier aperçu :

Ce site a pour avantage, sur certains vols, d’afficher la route aérienne empruntée, ce qu’aucun autre site ne propose !
Comme les précédents, il dispose d’une carte en temps réel, mais n’affichera pas les informations de vol directement, cliquer sur un avion de la carte ouvrira un nouvel onglet avec le détail du vol.

Accès à la carte : https://fr.flightaware.com/live/map

Certains avions ne sont pas visibles !

Militaires :

Comme je l’ai un peu expliqué au début, les avions militaires ne sont pas visibles sur flightradar24, volontairement cachés. Ensuite sur les autres, vous ne verrez pas par exemple des avions de combat ou autres en mission, car ils utilisent un mode de transpondeur qui les rend invisible par les radars civils.

L’altitude :

Chaque site utilise son propre réseau de récepteurs. Plus ils en ont, meilleure sera la couverture globale ! Flightradar est celui qui en compte le plus. Nous n’avons pas les chiffres exacts, mais nous savons qu’ils sont plus de 10’000 actifs à travers le monde.
Malgré tout, de par leur distance des aéroports, il se peut que certains avions disparaissent quand ils sont trop bas, en général sous les 100 pieds (30 mètres) ou bien quand ils arrivent au sol. Le relief entre le récepteur le plus proche et l’avion joue aussi sur la réception.

Multilateration

Pour faire simple, il y a plusieurs technologies pour obtenir la position des avions. Le plus répandu est l’ADS-B. Les avions équipés en ADS-B déterminent eux même leur position par GPS et renvoient en permanence ces informations vers le sol. Ainsi, il suffit d’une station, qui recevra ce signal, pour savoir où se trouve l’appareil.

Il y a également les trafics qui utilisent le MLAT (multilatération). Premièrement, il y a au sol une station qui envoie un signal d’interrogation vers le ciel. L’avion reçoit ce signal à l’aide de son transpondeur et émet un signal en réponse. Plusieurs balises au sol reçoivent ce signal , déterminent sa position grâce au principe de la triangulation. Il faut 4 stations au minimum pour détecter la position de l’avion. En raison du nombre peu élevé de stations utilisées par les sites de suivi grand public, quand l’avion descend trop bas, il n’y a plus assez de stations réceptrices  dans son viseur capables de détecter son signal ; d’où la perte de sa position. L’avion en ADS-B, lui, sera toujours détecté tant qu’il a au moins 1 station dans son viseur.

Ainsi, de nombreux avions ne seront pas visibles en général sous les 5000 pieds (1500 mètres). C’est le plus souvent le cas des CRJ-700, certains jets d’affaires, Embraer135/145/170/175/190, Boeing717 et bien d’autres encore ! Les nouveaux avions n’équipent plus ce système, remplacé par l’ADS-B bien plus pertinent.
Pas de panique donc, si vous voyez un avion disparaître du radar quand il descend ou après son décollage.

Pour vous expliquer brièvement, voici par exemple un ATR-42 de la compagnie HOP! au départ de Poitiers, comme vous le voyez, le tracé indique que l’avion n’a été détecté par les radars qu’à partir de 6’700 pieds. A son arrivée à Lyon, la zone était un peu mieux couverte et Flightradar l’a perdu de vue en dessous de 2’500 pieds.

Très très peu de trafics en MLAT seront visibles sur ADS-B Exchange, un certain nombre le seront sur Radar Virtuel, et le plus grand nombre sera visible sur Flightradar24, grâce à la grandeur de son réseau principalement, d’où son succès !

C’est pas dangereux tout ça ?

Je vois régulièrement des gens qui dénigrent ce genre d’applications en pointant du doigt le fait que ça soit dangereux d’accéder à ce genre d’informations en ligne ; ce que je peux comprendre, mais je vais vous expliquer pourquoi ça ne change rien.

  • Même sans ces applications, des gens mal intentionnés peuvent connaître les heures de départ et d’arrivée des avions de ligne sans problème de 1000 façons !
  • De toute façon, n’importe qui, avec un Dongle TNT USB trouvable en magasin et sur internet, peut suivre en temps réel le trafic à l’aide de logiciels open source trouvables sur internet. Il suffit de relier ce dispositif à un ordinateur portable pour suivre de façon mobile tous les avions de la zone dans laquelle on est. Pas besoin de compétences, de nombreux tutoriels et vidéos circulent sur internet pour le faire, c’est très rapide à mettre en place.
  • Avec ces mêmes dongles ou des récepteurs VHF, il est possible d’écouter la bande utilisée pour les communications entre avions / contrôleurs, et donc savoir quand un avion approche, ou sa position s’il la reporte.
  • Les avions militaires en missions utilisent un mode de transpondeur qui les rendent invisibles aux radars autres que militaires.

Enfin bref, parler de sécurité pour de simples suivis quand bien même les bords des pistes sont bordés de routes et accessibles aux piétons, ça n’a pas de sens.

Pour terminer, saviez-vous qu’il existe aussi un site pour suivre les bateaux en temps réel ? Rendez-vous sur SUR CE SITE

J’espère avoir répondu à vos attentes. L’espace des commentaires est exceptionnellement ouvert pour poser toutes vos questions !


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